virgule PAUSE

2009-06-30

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hans kaspar friedrich

Des ombres balayées d’un coup de vent

que l’on enterre la nuit
loin des lumières des lucioles
si frêles, si menues
absences présences des caprices du ciel
caresses des caresses envolées
frôlaient à chaque mouvement
le déclic naufrageur des songes interdits.
Moi-même réduit aux parois intérieures
envahies de métastases insolites
je ne pense plus mon allure
face aux jugements des hommes
je soigne mes étranges compagnes de jeu
négocie l’espoir de te revoir, un jour …
Du calendrier. Vivant quoi, anonyme.
Ciel d’un instant déchiré
envahi de fraîcheur
je tente un frissonnement de lèvres
soudées par la douleur de ton oubli.
POURTANT
un oiseau d’acier noir
si petit, si menu
patte après patte
attaque les pavés
pour te rejoindre
et puiser un peu d’eau
dans tes larmes endormies.
Ah! Tu te heurtes aux volets clos
verts verts mais si gris de nuit
(cruelle lumière dispersée des rayons l’été)
Les yeux paniqués j’étouffe sous les sarcasmes
des singes et des chiens
je devine et m’ EFFRAIE ce
” tu n”es plus de chez nous ”
virgule PAUSE virgule PAUSE - ligne brisée -
images accidentées d’une demeure étrangère
CLOSE
clés disparues dans les marais
poussières d’antan
soupirs oubliés depuis longtemps
vibrant tombeau où tu ES
à goûter la pierre sans adjectifs de mon ailleurs
je pense à ces corbeaux empaillés
qui effraient les enfants
et font rire les mourants.

Ce soir

2009-06-29

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MON IMAGE DE TOI

achetée à un mendiant de Bénarès
ce soir
sssse soir, ssse reptile effronté
qui vient de boire ma vodka cyanurisée
parmi tant d’autres passés à me débarrasser de moi
n’est rien qu’une table à cinq pattes
qu’une lampe à foutre en l’air
d’un revers de main il fera jour, hélas!
qu’un verre à demi vide de sens
qu’un point d’encre et d’immaculée
contour d’une ombre sans ombre
lumière bloquée d’un esprit moribond
NON …Pas !
” mais tu veux dire quoi? Non …Pas!
explique-toi non de Dieu!
avant de crever! ”
… Mais d’une table étouffée sous l’écorce
des tables
des lampes
des verres, pleins de non sens
Ton visage Tes multiplicités
Mon impuissance
à calculer la vitesse de tes absences
Tes sourires Tes tristesses
Tes mots non parvenus
désarticulés par la vitesse de la lumière
Et pourtant
combien de gestes rouge mécanique
sont venus noyer mon ultime vision de Toi
RIEN (ce fut il y a combien de temps?)
que ce mot justement
Fleur au crâne …Cheveux en flammes à Hiroshima
Mon Amour Mon Amour
impuissants à décrire la puissance du vent
Voilà C’est ça
mon image de Toi
ce soir
et celles de ceux à venir.

Pelforth brune …

2009-05-21

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Escaliers de mousse

des amoureux s’y assoient
à moitié ivres de gin
leurs corps s’en - lassent
glissent le long des marches

Parfums d’obscurité.

Ce soir des lents pions dansent dans les jardins
éclairés de lampes artificielles, élec - triques.
L‘eau de la lune envahit les aisselles
des corps mous dis - loqués se cherchent
le sexe
la nuit n’a -pas encore baissé les rideaux
que déjà PUTAIN! Déjà … Nos âmes se sont égarées
au premier appel d’un vent de quiétude
dispersant des larmes de poussière bleue
sur des morceaux de corps entrelacés
dispersés, dénudés sous des tables renversées.
La nuit n’a pas encore baissé le voile
qu’un égaré s’envoie en l’air
se tire une balle dans l’oreille
fâché d’avoir perdu son âme
dans la marmite de sangria.
Je me souviens du premier soir
de la première fraîcheur
de tes mains, de tes yeux
de mes premières ivresses
Pelforth brune, eau de vie de poire
premier baiser, Alvin LEE, vertiges
première envie d’arrêter le temps
Et les doigts se serrent, les corps s’entre - lassent
les esprits maladroits s’accrochent aux nuages
l’eau de la lune, les nuées s’illuminent
les paupières s’éteignent
des coeurs se brisent sans un cri …
l’eau de la lune et les nuées illuminent
les visages d’ adolescents qui s’enfoncent dans la nuit …

Les brumes, les passions, l’oubli
hantent les berges de ce passé maudit
cachées sous l’ether et l’encens
s’enfuient parmi les joncs
et la musique en leur compagnie, s’évanouit.

Ce TOUT qui nous a rattrapés.

2008-11-06

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La vitesse brisée par le mouvement

des fleurs qui s’élèvent telles des flèches

vers ces yeux blancs de mort instantanée.

Tu te tranches la main

tu ne supportes plus

de respirer l’irrespirable

tu te noies dans l’espace qui te submerge

jusqu’à briser la limite infranchissable

de ton infini.

Tu coupes quelques mèches de  cheveux

que tu colles à tes ongles rongés d’amertume

BONHEUR? C’est quoi ce mot de merde

un grain de poussière

scindée en mille particules de vide.

Te voilà fin prête pour peindre la voûte céleste

tu y inscriras son nom

tu y inscriras ton nom.

Le sang qui coule dans tes veines

depuis que tu l’as connu

ne t’appartient plus

il te signifie qu’il mourra

le jour où tu t’arrêteras

alors tu dessines et tu peints

depuis l’obscurité des origines

depuis l’origine des profondeurs

sans fond où espérer le retrouver.

Personne, il n’y a personne

il ne te reste que cette main

ces lambeaux bleus de chair

une ultime goutte de sang

où se reflètent les traits fuyants de son visage

tu essaies en vain de les retenir

encore et toujours pour l’immortaliser

mais la violence des orages

l’écume de leur bêtise

auront raison de tes éphéméritées

De toi ne restera qu’un tas d’immondices

qui me suffira autant qu’une bouffée d’oxygène

pour passer une seconde d’existence.

Mais ne t’inquiète pas

je te retrouverai toute entière

dans un geste dans un mot

dans un coin de sourire

plus tard …

Ce TOUT qui nous fait lâcher prise.

2008-11-06

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Aime le morphème

qui signifie que l’erreur sera

grammaticale.

ENCENS DE L’ESPRIT.

Quand je prononce “je t’aime”

le verbe se rapproche de toi

pour partir avec toi

parce que c’est toi

et que je t’apostrophe

trois mots, trois déserts spirituels.

ENCENS DE VIE.

Le JE reste seul ….

Marque de la spatialité

assaillie d’affectivité

dira le linguiste

je lui répondrai simplement

” lettres brûlantes de solitude “.

Ainsi le morphème

qui signifie que l’erreur

sera grammaticale

en pensant qu’aimer

est le verbe qui me ramène à toi

pour le J pour le E

deux lettres brûlantes

d’une solitude dispersée.

la guerre du ciel et de l’oiseau (deux clips).

2008-11-03

 

 

 

Dans mon arbre à came

vit, habite un oiseau sans poils

habillé par PRADA

il le chante sans arrêt

à croire qu’on le paie pour ça

il s’appelle GIPSY

et je l’aime

et il m’aime aussi

d’ailleurs

je l’ai mangé hier soir.

 

 

——————————-

 

 

Il existe des pays

où le bleu du ciel est si bleu

que le vert en est jaloux

mais cela

” NE ME CONCERNE PAS “.

Ma nouvelle adresse.

2008-10-30

002wxqxw1.jpg002x0hd92.jpg AILLEURS, est l’endroit où je désirais vivre jusqu’à la fin de mes jours. Je l’ai enfin trouvé. Vous pouvez passer quand vous voulez, sans frapper     TRAVAUX DE Richard GREAVES  

Problèmes de temps.

2008-10-29

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 ” Il n’existe rien de tel qu’une bonne peinture de rien ” - Mark ROTKHO -

 

 

Montre fragile où le temps s’amuse

joue les “oranges mécaniques”

fait le mur, se casse dans les pubs

et nous laisse enfermés

accrochés à l’aiguille des secondes

on tourne, dans le sens imposé bien sûr

celui qui oserait aller à contre-sens

se ferait descendre par un fou de Dieu.

Délire du ressort de la majuscule seconde

de l’anorexique minute - MINUTE ! -

le temps s’en fout, le temps picole

s’effondre au pied du comptoir en bavant:

“je vous aurai tous, un par un, vous pouvez rire

je vous enterrerai tous.”

Le temps roupille, il cuve, avant de faire son choix

rien à secouer de ton âge, de ton portefeuille, de tes enfants

” tu habites où, vieil ivrogne ?”

au temps indicateur de l’escalier numéro temps.

LE TEMPS 

qui nous observe par le judas de ses deux aiguilles

(trois quand il dessoûle)

décomposées de phosphore verdâtre

” moins vingt, déjà! “

dans vingt ans nous nous pisserons dessus

à moins que dans vingt siècles

siècles circulaire du MAGIC - CIRCUS

nous voguerons dans l’espace

dans des cages dorées où nous moisirons

pour amuser les chimpanzés.

Pots de peinture fardâtre …

A moins que dans vingt siècles

sur le paquebot du désespoir transatlantemps

vissés sur des fauteuils armés de mitrailleuses

une vague de souvenirs sanglants nous emporte

dans les ventres de nos  mortes mamans

que nous n’aurions jamais du quitter.

PREMIER SERVICE - DEJEUNER - DEUXIEME SERVICE

MENU: ” petit mousse à la courte paille “

ça tombe bien je viens d’avaler mon dentier.

Tu nous emmerde avec ton Baudelaire.

2008-10-25

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 JACK KEROUAC photographié par GINSBERG.

 

J’ai meublé ton absence sur un bout de table fort incliné de gauche à droite.

c’est pourquoi j’ai construit ce “clip-textuel” (je ne dis plus poème - ça me donne

envie d’envahir la Pologne - WOODY ALLEN) en écrivant de droite à gauche.

Dépêche-toi mon amour, le temps passe si vite

 

 

Ton visage, un jour tu m’en donneras les clés

et je pense:

” t’en as pas marre dis, de tes certitudes de comptoir?

de tes pensées merdiques qui te font prendre pour BAUDELAIRE?

Comment la lumière du jour, tes nuits libertines

tes désespoirs hémisphériques

font-ils pour y cohabiter?

Tu restes de marbre quand il s’agit de lignes droites

tu me souris quand tu découvres mes idées courbes.

Ton visage - mi femme, mi-femelle, me paralyse -

Tu pourrais tuer si on touchait à tes petits.

Je te vois

nez franc, doux à la lumière

pupilles enrubannées d’un invraisemblable pourpre bleu

cheveux d’acier frais au toucher

humeur aqueuse de tes lèvres innées

te pencher pour ramasser des fines herbes

dévoilant une plage de poitrine

à marée descendante.

Mes gestes capricieux approchent ta fécondité

seul être enclin à purger l’ inconcevable

d’un amour interdit je dis:

” apprécie les couleurs fondantes

de tes interminables chevauchées “.

Combien de bars à coeurs ouverts

combien de nuits, de personnages généreux, mourants

se sont associés pour que ma solitude ne me fasse la peau

avant, mais t’en souviens-tu? Que je ne t’immole sur le plancher suintant

des amours échoués.

Un pont sur une rivière, c’est tout.

2008-10-21

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Un pont sur une rivière, c’est tout.

Ce serait tout s’il n’y avait ce jeu d’ombres

de ciels sans visages, d’ esprits brûlés de fin fond

(les eaux attirent parfois les foudres dans leur lit).

Une anguille se glisse entre deux brins d’algue douce

une petite pierre est là

que le souffle des montagnes a poussé malgré les méandres.

(?) fais attention, ici l’eau est fraîche, très fraîche

si tu plonges imprudemment tu y perdras ton ombre.

Ta peau nue craque au soleil du printemps que l’on attendait plus

la vie frappe à ta porte et tu l’écoutes

           la fleur aux lèvres

           le sourire aux dents

           et inversement pour les puristes

 

Entre temps?

Il n’y a rien eu

je n’ai croisé aucun moustique.

 

 

Le soleil, toujours le soleil

présent toujours pesant

 

 

Parfois une main t’agrippe et t’engloutit.

 

(archives: le 2 juin 1973)