
Ton crâne blanchi par la chaux
un parking abandonné envahi par la neige
un pschit, un zip, un être
à la troisième personne du passé simple
un motel isolé
pour fourmis fatiguées
tu t’y refuses, je sais.
Et pourtant
où R ton buste, tes membres?
tu nous offres quoi?
un cri, un hurlement?
ouais, d’accord, faut chercher où?
Parmi ces ronces et ces herbes démentes
lalalalala lalalala lala
lalala lalalala
une valse de Vienne
folles je te dis, rien à en tirer
« faut pas dire tirer? Bien … »
parti voir ta maman?
t’as crié maman?
c’était près d’un trou?
OK man, y’a plus d’trou
un truc rond, une circon … Un cercle!
… Et tu priais, à chacun de tes pas
précédant l’espoir
d’enfin comprendre pourquoi?
It’s saad so sad it’s so sad that situation
tu connais Elton? T’en as plus rien a secouer!
Marrant, quand je te vois, enfin quand je te vois
pas besoin d’un grand angle
tu devais être brillant
un peu taciturne
AMEU RA ITE ? I’M RIGHT ?
comme disent les british
ah, pardon, c’est juste?
Juste là, tout près du chemin?
Je m’égarais. C’est donc là que le reste …
Pardon, pardonne-moi
je sais plus, je ne sais plus
comment dire.
Un nuage. Une ombre.
Doucement, tout doucement
pénètre en moi la connaissance
de ce que tu as vécu.
Tu me quittes mon frère
comme les couleurs quittent un arc en ciel
je les entends maintenant
les EN JOUE ! FEU !
Publié le 2010-01-07 9:14.
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Assez de mots je préfère partir.
Au-dessus de moi le vol de mouettes d’acier
en moi la haine et ma stupeur
un coup de vent décapite la tête du père Noël
suspendu au balcon.
A la fin, c’est moi qui reste.
Il est vraiment temps que je devienne.
Publié le 2010-01-04 16:11.
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Texte de Alojz Ihann(poète Slovène)
C’est le temps,
de se parler,
si encore on peut encore se parler,
et de se donner
si encore on peut se donner quelque chose.
C’est le temps
et bientôt on restera sans lui.
Publié le 2010-01-04 7:04.
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Non ce n‘est pas grave Mademoiselle MARTIN mais prenez garde avant de larguer les amarres. Si le vent tombe trop rapidement vous ne sortirez pas de la rade. Et puis il ne s’agit pas d’un texte sur les excréments mais d’une petite réflexion sur les pièges du paraître, sur les contraintes naturelles qui nous affligent, nous déterminent, et nous exproprient du temps. Nous ne sommes pas beaux, nous ne sommes qu’apparences: par-aître= par-être comme le par nous protège du tonnerre. La vie est injuste en soi, car elle ne nous laisse aucune chance de choisir une direction. Je n’ai que cinq vitesses. A peine ai- je passé la seconde que mon corps commence à allumer les cadrans Attention! Prudence! Cholestérol, Rhumatisme, Sciatique, alors qu’ « hier encore j’avais tout juste vingt ans, je caressais le temps, je jouais de la vie (C.AZ) », juste le temps d’écraser une clope qu’ils m’ont laissé! Je ne veux pas finir vieux. Je la sens déjà la « salope », la vieille peau, l’omniprésente, l’indécrottable ordure, s’approcher avec ses couches-culottes. Je ne veux pas devenir sénile et emmerder le monde avec mes plaintes et mes gémissements. C’est sous cet aspect là qu’il fallait voir le sens scatologique du texte. Longtemps je me suis levé tôt le matin. Longtemps je ne comprendrai rien au monde qui m’entoure.
Publié le 2010-01-04 6:50.
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Arrachez-moi tout ça, surtout celles d’en haut.
Sans anesthésie?
Sans.
Publié le 2010-01-03 18:30.
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Si tu évites les zones d’attraction te plains pas de ne pas entendre tes larmes et les rires des bougeants d’en bas, de ceux qui mâchent – neutre – leur sandwich – neutre – si tu ne te piques pas d’un sourire, d’un détour de visage – bref – ridicule comme une frite égarée, jamais tu ne pourras t’introduire dans le roman que de toute façon tu n’oseras pas écrire.
Publié le 2010-01-03 18:05.
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Condamné à rembobiner la bande d’une cassette audio enroulée autour des barbelés me séparant de celle qui m’a aimé. Dans cette déclaration le a et le é du – m’a aimé – me dépècent à la lame gillette, me broient, m’anéantissent, m’écrasent, comme un trente tonnes la tête d’un bébé phoque. Elle eut mieux fait ce jour là de passer son chemin.
Publié le 2010-01-03 17:23.
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Ce matin j’ai couru après une poule dans une rue de Cherbourg, je l’ai attrapée, et comme elle se débattait je lui ai fracassé la tête contre un parcmètre, suis parvenu à lui ouvrir la bouche et bien maintenant, faut le savoir, en 2010, les poules auront des dents. Bonne année.
peintre: Jacques MONORY
Publié le 2010-01-01 9:12.
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… Parc’ que j’ai trop déconné.
d’après le film réalisé par Joann SFARR
Publié le 2009-12-29 21:14.
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