virgule PAUSE
2009-06-30Des ombres balayées d’un coup de vent
que l’on enterre la nuit
loin des lumières des lucioles
si frêles, si menues
absences présences des caprices du ciel
caresses des caresses envolées
frôlaient à chaque mouvement
le déclic naufrageur des songes interdits.
Moi-même réduit aux parois intérieures
envahies de métastases insolites
je ne pense plus mon allure
face aux jugements des hommes
je soigne mes étranges compagnes de jeu
négocie l’espoir de te revoir, un jour …
Du calendrier. Vivant quoi, anonyme.
Ciel d’un instant déchiré
envahi de fraîcheur
je tente un frissonnement de lèvres
soudées par la douleur de ton oubli.
POURTANT
un oiseau d’acier noir
si petit, si menu
patte après patte
attaque les pavés
pour te rejoindre
et puiser un peu d’eau
dans tes larmes endormies.
Ah! Tu te heurtes aux volets clos
verts verts mais si gris de nuit
(cruelle lumière dispersée des rayons l’été)
Les yeux paniqués j’étouffe sous les sarcasmes
des singes et des chiens
je devine et m’ EFFRAIE ce
” tu n”es plus de chez nous ”
virgule PAUSE virgule PAUSE - ligne brisée -
images accidentées d’une demeure étrangère
CLOSE
clés disparues dans les marais
poussières d’antan
soupirs oubliés depuis longtemps
vibrant tombeau où tu ES
à goûter la pierre sans adjectifs de mon ailleurs
je pense à ces corbeaux empaillés
qui effraient les enfants
et font rire les mourants.
